vendredi 4 avril 2025

Les RANCUREL, une dynastie de notaires à Ubraye

Pour qui effectue quelques recherches sur la région d’Annot, il est un nom qui cause souvent bien des déconvenues. Qui n’a pas senti monter l’adrénaline en retrouvant la trace d’un contrat de mariage ou d’un testament reçu par un certain Me RANCUREL, notaire royal à Ubraye - avant de sombrer dans un profond désespoir en feuilletant l’inventaire des études de notaires et en constatant qu’aucun registre à ce nom n’était conservé.

Et pourtant les RANCUREL ont bel et bien instrumenté à Ubraye durant plus de deux siècles. Il y a toujours un espoir de retrouver un jour quelque part, au fond d’un grenier, ces quelques centaines de vieux registres.

Pierre RANCUREL débute la lignée dès avant 1520 et est confirmé dans sa charge de notaire royal et apostolique en 1540.
Son fils Esprit prend la suite en 1567.
Suivi de Jean RANCUREL, fils du précédent, en 1615.
Au décès de Jean en 1671, Jacques RANCUREL, son fils, lui succède.
Jacques meurt à son tour en 1684, laissant l’étude, papiers et protocoles à son fils Jean RANCUREL.
Simon RANCUREL succède à son père en 1720 et abandonne rapidement sa charge de notaire royal et apostolique pour exercer celle de trésorier de la noblesse de Provence à Aix. Il y décède en 1760.



lundi 18 novembre 2024

samedi 24 août 2024

Une fois de plus, le Cercle Généalogique des Alpes de Haute-Provence va bientôt devoir faire ses cartons et quitter les locaux du 36 boulevard Casimir Pelloutier. 

Nous allons nous installer, toujours à Manosque, mais au 238 rue René Char.

Déménagement prévu pour fin septembre / début octobre 2024

Si vous envisagez de nous rendre visite, pensez à vous renseigner à l'avance.




dimanche 17 avril 2022

Généalogie : toujours vérifier ses sources

Certaines écritures sont parfois difficiles à lire, une erreur de lecture est parfois inévitable. Elle est bien pardonnable au regard du nombre incalculable d'actes que le releveur est amené à noter.

Ainsi, les registres paroissiaux de Valensole font mention du décès d'un huguenot à la métairie de Sauvayre Fulque, le 6 septembre 1626. Le cimetière étant interdit à ce pauvre homme non dénommé, les consuls le feront finalement enterrer à la porte Valette.











Le relevé qui a été fait de cet acte est malheureusement erroné, comme nous pouvons le voir ci-contre. L'erreur est humaine et le releveur bien volontiers excusé. Les relevés sont là pour aider les généalogistes dans leurs recherches, mais ne se substituent pas aux registres originaux.







Par contre, ce qui est moins pardonnable, c'est de faire sienne une information, qui plus est erronée, et de broder autour sans même prendre la peine de vérifier l'information de départ. 

A l'origine nous avons donc le décès d'un métayer huguenot de Sauvayre Fulque

Au relevé nous avons le décès de Sauvayre Fulgue, huguenot.

Et finalement le site Genobco, très prolixe en généalogies provençales, souvent très approximatives, nous apprend que "Sauveur Fulque avait adhéré à la réforme, ainsi que peut-être, une partie de sa famille ..." - Ben voyons !!!

Il convient d'être extrêmement prudent avec les renseignements que nous glanons sur le Web et de toujours prendre le temps de vérifier et de croiser les informations.


vendredi 17 avril 2020

Pierres gravées dans la montagne

A toute époque les bergers ont laissé des témoignages gravés dans la pierre. Si certaines gravures ont un grand intérêt archéologique, d’autres bien plus récentes sont précieuses pour l’histoire familiale, tout autant qu’un vieux document administratif conservé dans un carton d’archives.
Il ne faut pas croire que les bergers gravent les pierres par désœuvrement, pour tromper leur ennui… surtout si c’est une belle pierre d’angle de la cabane du patron. Un évènement où une circonstance particulière donne lieu à une œuvre soignée et réfléchie. Les plus jeunes vont ainsi immortaliser la première année où le troupeau leur est confié, d’autres la reconstruction de leur abri, voire même un évènement tragique et leur désespoir. Ces témoignages ne sont pas anonymes, ils peuvent être clairement attribués, et quelques fois dans notre département des Alpes de Haute Provence une simple recherche généalogique sur notre site suffit.

Au lac d’Allos les agents du Parc National du Mercantour ont réaménagé l’ancienne cabane et conservé en évidence dans le mur une pierre gravée, elle figure désormais dans l’inventaire patrimonial de la Région. Des centaines de personnes peuvent la lire chaque année.


« 1879 GARSIN EUJENE berjer aje 19 an ».



L’état civil de la commune d’Allos étant « relevé » en totalité par notre association CGAHP, on retrouve aisément un mariage Eugène Garcin, berger né en 1860, sur Geneabank.





Une recherche complémentaire dans les matricules militaires en ligne sur le site des Archives Départementales confirme son adresse à 20 ans : « le mont Tallon » c'est-à-dire une montagne appelée de nos jours col du Talon, à côté du Lac d’Allos. Le facteur ne devait pas y passer tous les jours.


Poursuivant les recherches sur Prads Haute Bléone, village natal d’Eugène, puis d’Allos, on découvre le parcours de cet homme. Ce ne sont plus seulement des dates et des lieux, mais des situations familiales complexes que l’on peut retracer, et l’histoire d’une vie bien remplie.
Petit orphelin de père, même pas le temps de grandir dans une nouvelle famille recomposée, et parti très jeune berger à Saint Martin de Crau, on lui confie enfin un troupeau de Camargue transhumant sur Allos. Il s’y installe et devient lui-même chef d’une famille, elle aussi recomposée, car les deuils sont fréquents à cette époque… puis s’établit commerçant dans la Grand-rue d’Allos.



Une photo de famille : les jours heureux d’Eugène, la «belle époque», on trinque pour la conscription des garçons de la classe 1907. La famille est réunie autour de lui le père moustachu, à gauche. C’est la fête pour les fiers jeunes gens, quelques années après en 1914 commencera un cauchemar.















Marie-Christine DUVAL 17/04/2020

lundi 1 mai 2017

Le meurtre de Jean Gaspard GALICY (1756 - 1800)

Le 19 ventôse an VIII (10 mars 1800), le corps sauvagement assassiné de GALICY fils, est retrouvé sur la commune de Beaumont-de-Pertuis, dissimulé sous des broussailles, au quartier au nom prédestiné, de "La mort de l'homme".
Jean Gaspard GALICY, issu d'une famille de notables Oraisonnais qui avait la haute main sur la mairie du village et la justice du canton durant la période révolutionnaire, s'était vu confier en 1794, l'usage du château, pour l'établissement d'une manufacture de draps destinée à l’approvisionnement des magasins militaires. 
Vengeance, crime crapuleux ou meurtre politique ?
Le juge de la Bastide-des-Jourdans mène l'enquête...



vendredi 26 février 2016

L'énigme du blason de Gréoux



Le blason généralement représenté aujourd'hui est le suivant :

"Coupé, au I d'argent à un loup de sable, au II d'azur à un écureuil d'argent".

Un rapide coup d’œil dans l'Armorial Général de France dressé en vertu de l'édit royal de novembre 1696, nous indique que Gréoux, qui avait, dans un premier temps, négligé de se soumettre à l'obligation de faire enregistrer ses armoiries, s'en vit attribuer d'office.

"D'argent à un loup de sable, coupé de sinople (alias de sable) à la croix d'or".



Mais d'où peut donc bien sortir ce malicieux petit animal à la queue en panache ?

En regardant plus attentivement l'Armorial Général, on constate à l'article suivant, que Marc Antoine Clapier, bourgeois de Gréoux, avait pareillement omis de faire enregistrer ses armoiries, il se vit donc imposer les armes suivantes :


Et voilà qu’apparaît notre fameux écureuil !

L'erreur vient en fait de Louis de Bresc, auteur d'un "Armorial des Communes de Provence" publié en 1866. Cet ouvrage n'est pas exempt d'âneries, mais est toujours considéré comme une sorte de "bible" en la matière. Mieux vaut donc se référer, comme dans le cas présent, à la source originale.





L'auteur, à l'article Gréoux, page 134, cite ses sources, et c'est tout à son honneur, mais ce que le lecteur ignore, c'est que L. de Bresc se fourvoie en mélangeant deux blasons différents, mariant ainsi le loup de Gréoux et l'écureuil de Clapier.

Armorial Général de France, Provence II, f° 402

Rétablissons aujourd'hui la réalité historique.
Les véritables armoiries de Gréoux sont celles-ci :



vendredi 15 janvier 2016

Anciens évêchés de France

ABRINCENSIS (Avranches - Manche): Evêché créé sans doute au IVe siècle.

ADURENSIS (Aire-sur-l'Adour - Landes): Evêché attesté au début du VIe siècle.

AGATHENSIS (Agde - Hérault): Evêché créé dans la seconde moitié du Ve siècle.

AGENNENSIS (Agen - Lot-et-Garonne): Evêché probable à partir de 357.

ALBIENSIS (Albi - Tarn): Evêché probable au IVe siècle. Archevêché en 1676.

ALETENSIS (Saint-Servan - Ille-et-Vilaine): Evêché au VIe siècle, puis transféré vers 1160 sur le site actuel de Saint-Malo.

AMBIANENSIS (Amiens - Somme): Evêché dès la fin du IIIe siècle.

ANDEGAVENSIS (Angers - Maine-et-Loire): Evêché au milieu du IVe siècle.

ANICIENSIS (Le Puy - Haute-Loire): Evêché installé à Saint-Paulien, puis transféré au Puy au Ve siècle.

ANTIPOLITANENSIS (Antibes - Alpes-Maritimes): Evêché attesté depuis le milieu du Ve siècle, supprimé et transféré, en 1244, à Grasse.

APPAMIARUM (Pamiers - Ariège): Evêché créé le 23 juillet 1295 par démembrement de celui de Toulouse.

APTENSIS (Apt - Vaucluse): Evêché du début du IVe siècle.

AQUENSIS (Aix-en-Provence - Bouches-du-Rhône): Evêché créé au IIIe siècle, puis Archevêché en 794.

AQUENSIS (Dax - Landes): Evêché propable au IIIe siècle, plusieurs fois disloqué, amputé au profit des diocèses de Labourd, de Bayonne et d'Oloron (entre le VIIIe et le XIe siècle). Englobé avec les diocèses voisins dans l'éphémère évêché de Gascogne (Xe siècle).

ARELATENSIS (Arles - Bouches-du-Rhônes): Evêché dès le milieu du IIe siècle.

ARGENTINENSIS (Strasbourg - Bas-Rhin): Evêché créé dans la première moitié du IVe siècle.

ARISITENSIS (Le Vigan - Gard): Evêché créé dans le courant du VIe siècle, puis supprimé au VIIe siècle (réintégré au diocèse de Nîmes).

ATREBATENSIS (Arras - Pas-de-Calais): Evêché créé vers 500. Transféré à Cambrai vers 540, rétabli en 1093.

AURASICENSIS (Orange - Vaucluse): Evêché créé au début du IVe siècle.

AURELIANENSIS (Orléans - Loiret): Evêché mentionné au début du IVe siècle.

AUTISSIODORENSIS (Auxerre - Yonne): Evêché fondé au IIe siècle.

AUXITANENSIS (Auch - Gers): Evêché mentionné au IVe siècle. Absorbe au IXe siècle celui d'Eauze. Archevêché au IXe siècle.

AVINIONENSIS (Avignon - Vaucluse): Evêché sans doute au IVe siècle. Siège de la papauté entre 1309 et 1377, puis simple possession du Saint-Siège (jusqu'à la Révolution Française). Archevêché depuis 1475.

BAJONENCIS (Bayeux - Calvados): Evêché daté du IVe siècle.

BAJONENCIS (Bayonne - Pyrénées-Atlantiques): Evêché mentionné au XIe siècle.

BELLICENSIS (Belley - Ain): Evéché démembré vraisemblablement au Ve siècle du diocèse de Besançon ou de celui de Lyon, recréé vers 530 aux dépens des diocèses de Lyon, Grenoble et Vienne.

BELVACENSIS (Beauvais - Oise): Evêché créé au IVe siècle.

BISUNTINENCIS (Besançon - Doubs): Evêché du milieu du IVe siècle, Archevêché au IXe siècle.

BITERRENSIS (Béziers - Hérault): Evêché créé au début du Ve siècle.

BITURIGENSIS (Bourges - Cher): Evêché créé au IIIe siècle.

BRIOCENSIS (Saint Brieuc - Côtes d'Armor): Evêché créé au IXe siècle.

BURDEGALENSIS (Bordeaux - Gironde): Evêché mentionné au IVe siècle. Archevêché au IXe siècle.

CABILONENSIS (Chalon-sur-Saône - Saône-et-Loire): Evêché mentionné au milieu du Ve siècle.

CAMERACENSIS (Cambrai - Nord): Evêché créé à la fin du VIe siècle, par transfert du siège épiscopal d'Arras.

CARCASSONENSIS (Carcassonne - Aude): Evêché mentionné au VIe siècle.

CARNOTENSIS (Chartres - Eure-et-Loir): Evêché créé au IVe siècle.

CARPENTORATENSIS (Carpentras - Vaucluse): Evêché créé au Ve siècle, transféré au VIe siècle à Venasque, rétabli au VIIe à Carpentras.

CASTRENSIS (Castres - Tarn): Evêché créé en 1317 par démembrement du diocèse d'Albi.

CATHALAUNENSIS (Châlons-sur-Marne - Marne): Evêché attesté au début du IVe siècle.

CATURCENSIS (Cahors - Lot): Evêché probable au IIIe siècle.

CAVALLICENSIS (Cavaillon - Vaucluse): Evêché attesté à la fin du IVe siècle.

CENOMANENSIS (Le Mans - Sarthe): Evêché créé au Ve siècle.

CLAROMONTENSIS (Clermont-Ferrand - Puy-de-Dôme): Evêché attesté au début du IVe siècle.

CONDOMIENSIS (Condom - Gers): Evêché fondé en 1317, avec un diocèse démembré de celui d'Agen.

CONSERANENSIS (pays de Couserans Saint-Lizier - Ariège): Evêché attesté au VIe siècle.

CONSTANTIENSIS (Coutances - Manche): Evêché attesté au VIe siècle.

CONVENARUM (Saint-Bertrand-de-Comminges - Haute-Garonne): Evêché mentionné au VIe siècle (mais sans doute intermittent jusqu'au milieu du XIe siècle).

CORISOPITENSIS (Quimper - Finistère): Evêché probable dès le Ve siècle.

DIENSIS (Dié - Drôme): Evêché mentionné au début du IVe siècle.

DIGNENSIS (Dignes - Alpes-de-Haute-Provence): Evêché mentionné au IVe siècle.

DOLENSIS (Dol - Ille-et-Vilaine): Evêché créé au VIe siècle.

EBREDUNENSIS (Embrun - Hautes-Alpes): Evêché au milieu du IVe siècle, Archevêché au VIIIe siècle.

EBROICENSIS (Evreux - Eure): Evêché fondé au IVe siècle.

EDUENSIS (Autun - Saône-et-Loire): Evêché mentionné dès le IIIe siècle.

ELECTENSIS (Alet - Aude): Evêché érigé en 1318, après la suppression de l'éphémère évêché de Limoux, par démembrement du diocèse de Narbonne.

ELNENSIS (Elne - Pyrénées-Orientales): Evêché crée au VIe siècle par démembrement du diocèse de Narbonne, puis transféré en 1602 à Perpignan.

ENGOLISMENSIS (Angoulême - Charente): Evêché probable dès le IVe siècle.

FOROJULIENSIS (Fréjus - Var): Evêché attesté dans la seconde moitié du IVe siècle.

GABALENSIS (Javols - Lozère): Evêché probable depuis le IIIe siècle, tranféré à Mende vers le milieu du Xe siècle.

GLANDATENCIS (Glandèves - Alpes-de-Haute-Provence): Evêché probable à la fin du Ve siècle (avec plusieurs sièges successifs).

GRASSENSIS (Grasse - Alpes-Maritimes): Evêché créé en 1244, par transfert du siège épiscopal d'Antibes.

GRATIANOPOLITANENCIS (Grenoble - Isère): Evêché attesté au VIe siècle.

LAPURDENSIS (Labourd - Pyrénées-Atlantiques): Evêché mentionné aux VIIIe et XIe siècle, transféré au XIIe à Bayonne.

LASCURENSIS (Lescar - Pyrénées-Atlantiques): Evêché probable au IVe siècle.

LAUDUNENSIS (Laon - Aisne): Evêché probable au VIe siècle.

LECTURENSIS (Lectoure - Gers): Evêché créé au IVe siècle.

LEMOVICENSIS (Limoges - Haute-Vienne): Evêché créé au IIIe siècle.

LEONENSIS (Saint-Pol-de-Léon - Finistère): Evêché créé au Ve siècle.

LEXOVIENSIS (Lisieux - Calvados): Evêché créé au VIe siècle.

LINGONENSIS (Langres - Haute-Marne): Evêché créé au IIIe siècle.

LODOVENSIS (Lodève - Hérault): Evêché probable au IIIe siècle.

LOMBERIENSIS (Lombez - Gers): Evêché créé le 11 juillet 1317 par démembrement du diocèse de Toulouse.

LUCIONENSIS (Luçon - Vendée): Evêché créé le 13 août 1317 par démembrement du diocèse de Poitiers.

LUGDUNENSIS (Lyon - Rhône): Evêché mentionné vers le milieu du IIe siècle.

MACLOVIENSIS (Saint-Malo - Côtes-d'Armor): Evêché créé vers 1160 par transfert du siège épiscopal d'Alet (aujourd'hui Saint-Servan).

MAGALONENSIS (Maguelonne - Hérault): Evêché créé au VIe siècle, transféré au VIIIe siècle à Substantion (aujourd'hui Castelnau-le-Lez) puis à Villeneuve (Villeneuve-lez-Maguelonne). Réinstallé à Maguelonne vers le milieu du XIe siècle, puis transféré en 1536 à Montpellier.

MALLEACENSIS (Maillezais - Vendée): Evêché créé le 13 août 1317 par démembrement du diocèse de Poitiers.

MASSILIENSIS (Marseille - Bouches-du-Rhône): Evêché mentionné au IVe siècle.

MATISCONENSIS (Mâcon - Sâone-et-Loire): Evêché créé au Ve siècle.

MAURIANENSIS (Maurienne - Savoie): Evêché créé au VIe siècle.

MELDENSIS (Meaux - Seine-et-Marne): Evêché crée au IVe siècle.

METENSIS (Metz - Moselle): Evêché créé au IIIe siècle.

MIMATENSIS (Mende - Lozère): Evêché créé vers le milieu du Xe siècle, par le transfert de l'ancien siège épiscopal de Javols.

MIRAPISCENSIS (Mirepoix - Ariège): Evêché créé par démembrement du diocèse de Pamiers le 27 septembre 1317.

MONTISALBANI (Montauban - Tarn-et-Garonne): Evêché créé le 25 juin 1317 par démembrement du diocèse de Toulouse.

MORINENSIS (Thérouanne - Pas-de-Calais): Evêché mentionné au VIIe siècle). Transféré aux IXe et Xe siècles à Boulogne, puis demeure ensuite double, avec son siège à Thérouanne.

NANNETENSIS (Nantes - Loire-Atlantique): Evêché probable au IVe siècle.

NARBONENSIS (Narbonne - Aude): Evêché créé au IIIe siècle.

NEMAUSENSIS (Nîmes - Gard): Evêché mentionné en 396.

NICIENSIS (Nice - Alpes-Maritime): Evêché créé au début du IVe siècle. Uni avec le diocèse de Cimiez au Ve siècle (transfert de ce dernier au diocèse de Nice au XIIe siècle).

NIVERNENSIS (Nevers - Nièvre): Evêché créé au VIe siècle.

NOVIOMENCIS (Noyon - Oise): Evêché créé au VIe siècle, mais uni à celui de Tournai. Diocèse indépendant en 1146.

OLORENSIS (Oloron-Sainte-Marie - Pyrénées Atlantiques): Evêché créé au début du VIe siècle.

PARISIENSIS (Paris): Evêché créé au IIIe siècle.

PETRAGORICENSIS (Périgueux - Dordogne): Evêché créé au IIIe siècle.

PICTAVENSIS (Poitiers - Vienne): Evêché fondé probablement au IIIe siècle.

REDONENSIS (Rennes - Ille-et-Vilaine): Evêché créé au Ve siècle.

REGENSIS (Riez - Alpes-de-Haute-Provence): Evêché attesté au Ve siècle.

REMENSIS (Reims - Marne): Evêché créé au IIIe siècle.

RIVENSIS (Rieux - Haute-Garonne): Evêché créé le 11 juillet 1317 par démembrement du diocèse de Pamiers.

ROTHOMAGENSIS (Rouen - Seine-Maritime): Evêché fondée au IIIe siècle.

RUTHENENCIS (Rodez - Aveyron): Evêché fondé au Ve siècle.

SAGIENSIS (Sées - Orne): Evêché créé au Ve siècle.

SANCTI FLORI (Saint-Flour - Cantal): Evêché créé le 22 février 1318, par démembrement du diocèse de Clermont.

SANCTI PAPULI (Saint-Papoul - Aude): Evêché créé le 22 février 1317, par démembrement du diocèse de Toulouse.

SARLATENSIS (Sarlat - Drôme): Evêché créé le 13 août 1317 par démembrement du diocèse de Périgueux.

SENECENSIS (Senez - Alpes-de-Haute-Provence): Evêché créé vers la fin du IVe siècle, unis au Ve siècle avec les diocèses de Castellane et Thorame. Evêché peut-être abandonné à la fin du VIe siècle, mais mentionné à nouveau à la fin du Xe siècle.

SENONENSIS (Sens - Yonne): Evêché attesté au IVe siècle.

SILVANECTENSIS (Senlis - Oise): Evêché attesté au IVe siècle

SISTARICENSIS (Sisteron - Alpes-de-Hautes-Provence): Evêché attesté au VIe siècle.

SUESSIONENSIS (Soissons - Aisne): Evêché mentionné au IVe siècle.

TARBIENSIS (Tarbes - Hautes-Pyrénées): Evêché créé au Ve siècle.

TARENTASIENCIS (Moûtier-en-Tarentaise - Savoie): Evêché créé au Ve siècle.

THOLONENSIS (Toulon - Var): Evêché créé au Ve siècle, par le démembrement du diocèse d'Arles.

THOLOSANENSIS (Toulouse - Haute-Garonne): Evêché créé au IIIe siècle. Archevêché le 26 mai 1317.

THOMERIARUM (Saint-Pons-de-Thomières - Hérault): Evêché créé le 1er mars 1318 par démembrement du diocèse de Narbonne.

TRECENSIS (Troyes - Aube): Evêché créé au début du IVe siècle.

TRECORENSIS (Tréguier - Côtes d'Armor): Evêché créé au IXe siècle.

TRICASTINENSIS (Saint-Paul-Trois-Châteaux - Drôme): Evêché créé dès le IVe siècle.

TULLENSIS (Toul - Meurthe-et-Moselle): Evêché est créé au IVe siècle.

TURONENSIS (Tours - Indre-et-Loire): Evêché mentionné au IVe siècle.

TUTELLENSIS (Tulle - Corrèze): Evêché créé le 13 août 1317 par démembrement du diocèse de Limoges.

UTICENSIS (Uzès - Gard): Evêché mentionné au Ve siècle.

VABRENSIS (Vabres - Aveyron): Evêché créé le 13 août 1317 par démembrement du diocèse de Rodez.

VALENTINENSIS (Valence - Drôme): Evêché mentionné au IVe siècle.

VAPENSIS (Gap - Hautes-Alpes): Evêché probable au IVe siècle.

VASATENSIS (Bazas - Gironde): Evêché attesté dès le Ve siècle.

VASIONENSIS (Vaison - Vaucluse): Evêché créé au IVe siècle.

VAURENSIS (Lavaur - Tarn): Evêché créé le 26 septembre 1317 par démembrement du diocèse de Toulouse.

VENCIENSIS (Vence - Alpes-Maritimes): Evêché attesté au Ve sicèle.

VENETENSIS (Vannes - Morbihan): Evêché créé au IVe siècle.

VIENNENSIS (Vienne - Isère): Evêché créé au IIIe siècle. Archevêché au VIIIe siècle.

VIRDUNENSIS (Verdun - Meuse): Evêché fondée au IVe siècle.

VIROMANDUENSIS (Saint-Quentin - Aisne): Evêché attesté au IIIe siècle, transféré à Nyon vers 530.

VIVARIENSIS (Viviers - Ardèche): Evêché créé au début du IVe siècle.

XANCTONENSIS (Saintes - Charente-Maritime): Evêché probable au IIIe siècle.

vendredi 17 juillet 2015

vendredi 20 mars 2015

Degrés de parenté

Degré de parenté en droit canon (religieux)

Le degré de parenté en droit canon correspond au nombre de générations séparant deux individus par rapport à leur ancêtre commun. Un père et son fils sont parents au premier degré, un frère et une sœur sont également parents au premier degré, des cousins "germains" sont parents au deuxième degré.

Degré de parenté en droit civil

Le degré de parenté en droit civil se calcule entre deux personne en partant de l'une d'elle, en remontant jusqu'à l'ancêtre commun et en redescendant jusqu'à l'autre personne.
Un père et son fils sont parents au premier degré, un frère et une sœur sont parents au deuxième degré, des cousins "germains" sont parents au quatrième degré. (voir shéma ci-dessous)




dimanche 1 mars 2015

Un bas-alpin à Paris : Alexandre AGNEL

Esprit Napoléon Alexandre AGNEL, fils de Jean Henry AGNEL, maréchal ferrant et de Marguerite Anne REYNOARD, né à Gréoux le 19 mars 1830, coiffeur de son état, crée en 1858 à Paris (rue Neuve des Petits-Champs), dans le quartier de l'Opéra, une fabrique de parfums raffinés, savons, eaux et vinaigres de toilette, extraits parfumés, huiles, onguents et cosmétiques, dont il distille lui même les essences d'iris et de jasmin dans son usine de Becon les Bruyères. Il parvient rapidement à hisser sa maison au niveau des plus grands parfumeurs de l'époque.
Il ouvre successivement cinq boutiques dans le centre de Paris, dans lesquelles sont exclusivement vendus les produits de sa fabrication.
La maison AGNEL est présente dans tous les salons et expositions nationaux et internationaux, elle y décroche toujours les plus hautes récompenses.
G. AGNEL, son fils, se lance à la conquête des Etats-Unis et ouvre en 1912, une boutique à New-York.
La maison AGNEL aura traversé trois guerres, la concurrence devient rude, la relève n'est plus assurée, elle fermera définitivement ses portes en 1958.

• 1900 Double Extrait Eau de Cologne
• 1901 Brisadia
• 1901 Violette
• 1901 Impériale Russe
• 1901 Karistèle
• 1901 Myrianthis
• 1901 Extrait de Violettes de Djerba
• 1905 Karmoni
• 1908 Karistele
• 1910 Lun Deux Pays.
• 1913 Dolly.
• 1919 Chypre
• 1920 Fête de Nuit
• 1924 Bul Bul
• 1925 Forte
• 1925 Cuir de Russie
• 1925 Matin d’Été
• 1925 Parfum Roi
• 1925 Reine Marguerite
• Chrysodis
• Desmedia
• Essence verser le Mouchoir
• Fin de Siècle
• Foin Nouveau
• Iris Ambre
• Iris Violette
• Jockey Club
• Lilas Blanc
• Lilas de Perse
• Muguet du Japon
• Musc Tonkin
• Victoria
• Glukonia
• Héliotrope Blanc
• Quintessence de Violette

Marié tout d'abord avec Marie ROOS, Alexandre AGNEL aura trois enfants :

- Marie Henriette Lucie, née en 1860, qui épousera en 1882, Henri Victor VALERIUS de BEFFORT.
- Henry Joseph, né en 1862, marié avec Julia Maria Jeanne Ghislaine THOMAS.
- Lubin Louis, né en 1863

Il épouse ensuite sa belle sœur Mélanie Thérèse ROOS, dont il aura alors quatre enfants :

- Joseph Léon, né en 1872
- Georges Joseph, né en 1874
- Marie René, né en 1875, marié en 1903, avec Jeanne Marie OLIVIER
- Maurice, né en 1877.

Il se remariera sur le tard avec Mademoiselle BARRAUD.

AAG


mercredi 13 août 2014

Armorial d'Entrevennes (1696)

La communauté du lieu d'Entrevennes

Antoine MARTIN, bourgeois d'Entrevennes

Antoine MARTIN, notaire à Entrevennes

Jean CONTE, notaire à Entrevennes

André CHAUSSEGROS, marchand à Entrevennes

Jean SAUVE, bourgeois d'Entrevennes

Mathieu BEC, marchand à Entrevennes

Jean HERGUE (HUGUES ?), bourgeois d'Entrevennes

Jean BREMOND, bourgeois d'Entrevennes

Armorial Général de France, Provence II

vendredi 1 août 2014

1914 - 2014

Le 1er août 1914, en milieu d'après-midi, le tocsin alerte les populations qui découvrent cette affiche : le président de la République, par décret, ordonne la mobilisation générale, que mettent en œuvre les ministres de la Guerre et de la Marine (l'armée de l'air n’existe pas encore). L’affiche, d’un type imprimé en 1904, est complétée de la date effective, puis placardée par la gendarmerie. Chaque réserviste sait, en consultant son livret individuel de mobilisation, le lieu et le jour auxquels il doit répondre à l'appel.

1914

 28 juin: acte fondateur du conflit, l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand de Habsbourg à Sarajevo par un étudiant nationaliste serbe entraîne un mois plus tard la déclaration de guerre de l'Autriche-Hongrie à la Serbie. Le jeu des alliances entre puissances va faire basculer le monde dans un conflit sans précédent.

 31 juillet: assassinat de Jean Jaurès à Paris.

 1er août: mobilisation générale en France. L'Allemagne déclare la guerre à la Russie.

 3 août: déclaration de guerre de l'Allemagne à la Serbie et à la France.

 4 août: les troupes allemandes traversent la Belgique et pénètrent en France, tandis que la Grande-Bretagne déclare la guerre à l'Allemagne.

 23 août: le Japon rompt avec Berlin et Vienne.

 2 septembre: les troupes allemandes sont à 25 km de Paris, le gouvernement français s'installe à Bordeaux. Il y restera jusqu'au 10 décembre.

 5/12 septembre: bataille de la Marne. Victoire de Joseph Joffre, qui bloque l'avancée des Allemands.

 septembre: Charles Péguy est tué le 5, Alain-Fournier le 22 et Jean Bouin le 28.

 26 septembre: la Turquie entre en guerre aux côtés de l'Allemagne, en fermant les détroits, isolant ainsi la Russie.

1915

 22 avril: les Allemands lancent la première attaque aux gaz toxiques (l'ypérite) contre des soldats français et canadiens, près de Ypres (Belgique).

 7 mai: torpillage du paquebot britannique Lusitania au large de l'Islande avec 1.198 disparus.

 23 mai: l'Italie entre en guerre aux côtés des Alliés.

■ 2 décembre: Joffre est nommé commandant en chef des armées françaises.

 9/10 décembre: après l'échec de la campagne des Dardanelles entamée en février pour libérer les détroits, les dernières troupes alliées sont évacuées.

1916

 21 février: début de la bataille de Verdun (jusqu'au 18 décembre). 300.000 morts français et allemands.

 9 mars: accords Sykes-Picot, les Britanniques et les Français se partageant le Proche-Orient.

 1er juillet: début de la bataille de la Somme (jusqu'au 18 novembre). 1.200.000 morts, blessés ou disparus.

 7 décembre: Lloyd George devient Premier ministre britannique.

1917

 1er février: début de la guerre sous-marine à outrance par l'Allemagne.

 6 avril: les Etats-Unis déclarent la guerre à l'Allemagne.

 30 avril: le général Philippe Pétain est nommé à la tête de l'état-major général au ministère de la Guerre.

 15 mai: Robert Nivelle est remplacé par Pétain avec Ferdinand Foch comme adjoint. Pétain réprime les mutineries et calme les esprits après les sacrifices inutiles, notamment au Chemin des Dames.

 11 septembre: l'aviateur Georges Guynemer disparaît au-dessus de Poelkapelle (Belgique).

 15 octobre: exécution en France de la danseuse néerlandaise Mata-Hari, accusée d'espionnage au profit des Allemands.

 24 octobre: défaite italienne à Caporetto.

 15 novembre: Georges Clemenceau chef du gouvernement.

 9 décembre: le général britannique Edmund Allenby entre à Jérusalem, après la déclaration Balfour dans laquelle le Royaume-Uni se déclare en faveur de l'établissement en Palestine d'un foyer national pour le peuple juif.

 15 décembre: armistice de Brest-Litovsk entre la Russie et les Empires centraux.

1918

 8 janvier: déclaration des Quatorze points du Président Wilson, dont le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.

 23 mars: premier tir sur Paris de la "Grosse Bertha", mortier de 420 mm.

 14 avril: Foch reçoit le commandement unique des Alliés.

 15 juillet: début de la seconde bataille de la Marne, après l'arrivée des Allemands à 65 km de Paris. Le 20, les Allemands repassent la Marne.

 9 novembre: l'empereur Guillaume II abdique.

 9 novembre: décès du poète Guillaume Apollinaire à 38 ans des suites d'une blessure.

 11 novembre: victoire des alliés et signature de l'armistice à Rethondes (Oise).

 6 décembre: Poincaré et Clemenceau proclament officiellement le retour à la France de l'Alsace et de la Lorraine.

jeudi 10 avril 2014

De Bretagne en Provence

En recherchant vainement depuis une vingtaine d’années le mariage d’une de mes ancêtres à la lisière du Var et des Alpes de Haute-Provence, c’est avec un grand plaisir que je l’ai trouvé, dans la généalogie de Jean-Pierre Baux avec qui nous avons des patronymes communs, mais de plus l’alliance avec une de mes brus, ce que je soupçonnais depuis longtemps.
Mais revenant à la Provence, il y a quelques années de cela, je fis la connaissance d’une famille avec qui je me trouvais liée par la suite étant donné que leur fille Gaëlle âgée de huit jours à l’époque devint l’épouse d’un de mes fils Renaud. Le père de cette gente demoiselle, René Jean-Marc NICOL, à la forte personnalité provençale  pourtant breton du côté paternel, était par sa mère originaire de Provence. Son père Pierre Maurice NICOL architecte à Toulon était fils lui-même fils d’Ernest Eugène NICOL, Vice-amiral de Marine de Guerre (1858-1917) Commandant en chef, Préfet maritime du 4ème arrondissement maritime à Rochefort et Gouverneur de la Place etc … né à Saint-Pierre de Quilbignon (29) de Jérôme François, perceur au Port, et Marie Anne GRALL et décédé le 09 11 1917 à Toulon, d’où quatre enfants tous nés à Saint-Pierre de Quilibignon
Ernest Eugène NICOL épousa le 30 08 1890 à Marseille Valentine EMERIC née 06 02 1866 à Marseille, décédée 07 04 1920 à Toulon, de cette union onze enfants dont  Pierre Maurice né le 29 06 1892 à Marseille, décédé le 18 08 1958 au Lavandou (83) par le  côté professionnel de son père fixé alors à Toulon, marié avec Désirée Stéphanie BELLOUR le 20 04 1920  d’où René Jean Marc NICOL né le 24 06 1923 à Toulon marié le 26 10 1971 à a Celle(83) à Agnès de Yparraguire., d’où six enfants.
Valentine EMERIC était fille de François né le 08 04 1796 à Grasse (06) décédé à Marseille, négociant qui épousa le 08 04 1856  Marie Ursule Aglaé BOURGAREL née 28 04 1821 à Toulon et décédée à Marseille vers 1900,
Marie Ursule Aglaé BOURGAREL était fille de Pierre Joseph né le 05 09 1776 à Castellane (04) et décédé le 15 04 1852 à Marseille, marchand drapier, qui épousa le 29 11 1809  Ursule Marie-Anne Adélaïde Honorée MEIFFRED née le 07 11 1794 à Castellane (04) et décédée vers 1874 à Marseille, de cette union douze enfants.
Pierre-Joseph BOURGAREL était fils de Joseph né le 07 04 1733 à Castellane (04) et décédé le 11 05 1793 à Toulon, cultivateur, qui épousa le 05 11 1763  Marie-Madeleine ARNAUD née le 25 06 1735 à Riez (04) et décédée le 28 08 1824 à Toulon
Joseph BOURGAREL était fils d’Alexandre né vers 1692 à la Garde de Castellane (04) décédé le 09 03 1717 à Castellane (04), Capitaine, décédé le 09 03 1767 à Castellane qui épousa  le 27 07 1730 Suzanne Catherine BAUCHIERE née le 08 04 1710 à Soleilhas (04) décédée le 07 04 1763 à la Garde de Castellane. De cette union dix enfants.
Alexandre BOURGAREL était fils de Joseph  né vers 1654 et décédé vers 1719 à La Garde de Castellane (04) qui épousa le 21 03 1676 à Soleilhas (04) Suzanne BERNARD. De cette union six enfants.
Joseph BOURGAREL était fils d’Honoré né vers 1620 à La Garde Castellane (04) et Marthe BERRIN. De cette union trois enfants
Honoré était fils de Léonard né vers 1588 et décédé le 21 05 1644 à Castellane qui épousa  LE 09 10 1611 à  Castellane  Honorade  FILLEZE de cette union neuf enfants dont Honoré BOURGAREL dont la généalogie est ci-dessus ainsi que sa sœur Louise BOURGAREL qui rejoint la branche maternelle des TROIN, MOURET de la généalogie de Christiane FOLLIERO de LUNA et Jean Pierre BAUX


                                                                                                           Christiane FOLLIERO de LUNA

samedi 5 avril 2014

VMF mars 2014


La revue des Vieilles Maisons Françaises, nous présente, dans son numéro de mars, un intéressant dossier sur les Alpes de Haute-Provence. Nous pouvons notamment y découvrir le domaine du Clos à Valensole, où Monsieur le comte de Villeneuve-Esclapon avait fort aimablement accueilli les membres du CGAHP, il y a quelques années.

mercredi 29 janvier 2014

Baptêmes protestants (Espinouse 1593)

Le registre baptistaire de l'église réformée d'Orpierre (05), conservé aux Archives Nationales, contient quelques baptêmes célébrés à Espinouse le 22 août 1593, par le pasteur du JARRY.

- Gédéon fils du capne SAUVET, de Volonne
- Pierre FAUCHER, fils d'Antoine, de Puimichel
- Pierre NICOLAS fils de Barthélemy, de Puimichel
- Pierre FAUCHER, fils de + Guillaume, de Puimichel
- Moïse de VALLON fils de + Spérit, d'Entrevennes
- Balthazar MALET fils du capne Arnoux, de Thoard
- Jean CORRINOL (CORRIOL), fils de Pierre, d'Espinouse
- Jean BARBARIN fils de Bernardin, d'Espinouse
- Marie CORRINOL fille d'Antoine, d'Espinouse
- Jean fils du capne PONTIS, de Ribiers (05)
- Isabeau du PRE fille du capne du PRE, de Riez
- Isabeau MARROT fille du capne MARROT, du Mousteiret
- Pierre ROSSIGNOL fils de Me Charles, d'Allemagne
- Théodore de MONCLUS fils de Pierre de MONCLUS en Dauphiné
- Suzanne BEAUSSIER fille de + André, des .. Sièyes (?)

Un registre de notaire égaré (Bayons 1592)

Après avoir séjourné durant quelques siècles à l'annexe aixoise des Archives Départementales des Bouches-du-Rhône sous la côté 309E1083, voilà qu'un registre de Me Jean DERBES, notaire royal à Bayons a été envoyé, pour des raisons qui nous échappent, vers les Archives Départementales du Var en 2006. Il y est désormais référencé à Barjols (mauvais réglage du GPS sans doute !) sous la côte 3E100/51. Peut-être retrouvera t-il un jour le chemin des Archives de notre département où l'attendent les quatre autres volumes du même notaire (2E10875 à 10878).

 Jean Derbesy, notaire à Bayons 1592

mercredi 31 juillet 2013

Translation de la Roque de Volx en 1443


TRANSLATION

de la Communauté de La Roque de Volx

au lieu actuel de Villeneuve

3 décembre 1443

La vallée de la Durance, dans la région de Manosque, est séparée de la vallée plus septentrionale du Largue par un fort bourrelet de collines dont l'altitude oscille entre 600 et 800 mètres. Ces collines sont la dernière expansion de la chaîne du Luberon et se terminent elles mêmes par l'imposante masse de rochers bien connue sous le nom de Rocher de Volx.
La rivière du Largue, dans son lent travail d’érosion à travers ces rochers pour aller se jeter dans la Durance, s'y est creusé un défilé qui, à sa partie la plus étroite, est surplombé du cote du levant par une énorme roche à pic connue dans le pays sous le nom de Roche Amère. A la cime de cette Roche Amère existait avant le quinzième siècle une communauté qui portait le nom de La Roque de Volx. Il existe peu de villages, même en Provence, dont la position soit plus escarpée et d'un accès plus difficile ; aussi ses habitants, d'accord avec le seigneur du lieu, jugèrent-ils à propos de rechercher un emplacement plus favorable à leur libre expansion ; et, après avoir découvert non loin de leur village la position rêvée, ratifièrent par un acte solennel et organisèrent la délicate opération de la fondation de leur nouvelle patrie concurremment avec leur seigneur.
Ce fut donc le 3 décembre 1443 que maître Raybaud Vesian (1), notaire public à Manosque, se transporta à la Roque de Volx et en présence du seigneur, des principaux habitants du lieu et, de nombreux témoins, dressa la transaction solennelle de la future translation de la communauté.
Il nous a paru intéressant de faire connaître les clauses de ce document qui nous apprend comment pouvait être organisée une opération aussi peu usuelle que le déménagement de toute une population et son installation dans de nouveaux pénates.

Voici le dispositif de l'acte :

« Le lieu de la Roque de Volx, au diocèse de Sisteron, avait été élevé et construit dans un lieu montueux et élevé et, cela à cause des temps troublés par les guerres qui sévissaient. Et de peur que ce même lieu, à cause de son accès étroit et périlleux dans la montée et la descente, ne soit dépeuplé, et parce que les habitants et demeurants de ce dit lieu cherchent à l’abandonner à cause des trop grandes difficultés et des trop grands périls des montées susdites — et à s'élever ailleurs des habitations plus commodes et moins ruineuses, (ce qui donnerait lieu à un préjudice non seulement pour le Seigneur mais encore pour toute la population du lieu susdit, si le lieu lui même et les habitations de la dite population étaient transportés ailleurs). Donc s'il n'est pas répréhensible déjuger que les conditions humaines doivent varier suivant la diversité des temps, à plus forte raison il n'est pas répréhensible de juger que ce lieu soit changé en un autre commode et utile à ces dits habitants et que les hommes de cette population soient poussés à habiter ce lieu.

Les seigneurs de la Roque de Volx à cette époque étaient Angélique de Brancas et son fils Jacques de Forcalquier (2).

La population de la Roque de Volx était représentée dans l'acte par François et Pierre d'Albanhan frères, Jean Ghambarelly, Antoine son fils, Bertrand Ayasse, Antoine Silbert, Faulque Appuhiey Pierre Estoublon, Philibert son fils, Elzéard Martin, Jean Serigol, Antoine de Opère, Guillaume Manaud, Jacques Paras, Etienne Rodigol, Monet Brun, Bertrand Mèinier fils d'André. Beranger et Bertrand, forgerons, frères et vénérable Messire.Guillerm Domin, prêtre ».

Tous ces noms sont familiers aux Provençaux et leurs descendants vivent encore parmi nous. Seule la famille
d'Albanhan s'est éteinte.. Cette famille très ancienne avait eu un de ses membres, Pierre d'Albanhan, chevalier, témoin dans la charte constitutive de la commune de Manosque, concédée le 12 février 1206 par Guillaume de Forcalquier.

La convention comprend dix-sept articles dont voici les principaux ; il fut convenu :

« Que le lieu serait transporté sur le monticule vulgairement appelé Puychalvert au territoire et juridiction dudit lieu.

» Que les habitants dudit lieu dériveraient ou feraient dériver la source appelée le Parat.

» Que sur le dit monticule ils construiraient des maisons d'habitation aux emplacements choisis par la volonté et consentement des seigneurs et des habitants et que, tout autour, ils élèveraient des remparts propres à la fortification et conformes aux exigences du lieu et de ce mode de construction.

» Pour couvrir les frais et dépenses de ces remparts les habitants s'engagèrent à fournir une contribution égale et proportionnelle de Un vingtième du blé, des légumes et des autres grains de quelque espèce qu'ils soient et aussi des raisins poussant sur le territoire dudit lieu et aussi des autres fruits et biens récoltés. Le vingtième sera semblablement perçu sur les profits des personnes quelles qu'elles soient, tant hommes que femmes, sur les agneaux et chevreaux et au-dessous de vingt les vingtainiers percevront quatre deniers pour n'importe quel agneau ou chevreau. Il sera perçu seize deniers pour chaque veau ou poulain de chevaux et quatre deniers pour chaque pourceau à naître. 11 sera perçu le vingtième sur la tonte de la laine des troupeaux des susdits habitants en général sur tous les autres fruits, gains et récoltes, à l'exception des poules et leurs poussins, des olives, des noix, des amandes et jardinages ayant crû dans le dit lieu. Et si il arrivait qu’un des habitants reçut quelque avérage gros ou petit par mégérie ou gain à moitié, le vingtième serait perçu sur la laine, les peaux, les poulains, les chevreaux ou agneaux, la portion des fermiers de ces avérages devant rester libre et affranchie du vingtième ».

Ce vingtième devait être perçu pendant vingt ans et s'il arrivait que les travaux fussent achevés avant ce temps, il serait supprimé ipso facto.

Tels sont les sacrifices que s'imposa la population de la Roque de Volx.

Voyons maintenant de quelle manière les seigneurs de la communauté coopérèrent à l'œuvre commune.

« Pour que les susdits habitants soient plus fortement encouragés à exécuter ce qui a été dit et pour que le lien d'amitié qui est entre les seigneurs et les sujets soit augmenté et croisse plus fortement, la dame et le seigneur donnèrent les grâces, libertés, immunités, franchises et prérogatives suivantes :

» Les habitants sont tenus vis-à-vis des seigneurs de la trentième partie du pain à cuire dans le four du seigneur dudit lieu pour droit de fournage : ils ne paieront plus que la quarantième partie.

» Les habitants sont tenus envers les seigneurs à raison de la servitude vulgairement appelée des trente sextérées de mescle de blé ; les seigneurs renoncent et remettent la dite servitude, mais seulement lorsque le lieu de la communauté sera changé et non avant, à condition cependant que les habitants présents et à venir soient tenus et attentifs à perpétuité à garder la porte de la dite place à construire, si la nécessité y force et cela à leurs propres frais et dépens.

» Les seigneurs.,, accordèrent à ces mêmes habitants un certain bois appelé « le Défens du Seigneur », situé devant le village du coté de l'orient, afin de pouvoir y faire de la pâture, couper du bois, chasser et faire tous autres usages que donne la concession d’un lieu. Gela lorsque le village sera transporté ou commencé de transporter et non avant. » Les seigneurs veulent que les dits habitants aient l'a liberté de recevoir librement à mégerie ou à mi fruit par quelque personne étrangère que ce soit... et puissent les envoyer paître et pâturer dans le terroir et district du lieu mentionné.

» Le défens vieux, réservé pour le pâturage des bœufs de labour, sera conservé à jamais et aucun autre avérage de bœufs n'y sera mené si ce n'est les bœufs des seigneurs et les animaux de bât des habitants, cela jusqu'à ce que les dits bœufs et animaux soient enfermés, et si on lés enferme tôt cette permission durera jusque à la fête de la Nativité de Notre Seigneur.

» Les seigneurs remettent aux habitants... toutes poursuites, transgressions, peines... des quelles ils pourraient être recherchés de tout le temps passé jusqu'au temps présent.

» Ils accordent que si durant le temps-de vingt années à partir de ce jour, ils vendaient les pâturages de glands du territoire, les habitants devraient percevoir la moitié du revenu de cette vente, mais si l'ouvrage des remparts et habitations à édifier était achevé plus tôt que le temps prévu, les habitants n'auraient rien à percevoir sur ce droit des glandages vendus.

» Ils promettent aux habitants que pendant ledit temps de 20 années ils seront affranchis de toute charge, taille ou quiste royales, à condition que les cotes touchant ou pouvant toucher les forains ayant des biens taillables dans le terroir soient cédées aux seigneurs pendant tout ce temps de vingt années. Et s'il arrivait que ledit ouvrage soit achevé et parfait avant le temps de 20 années, une fois l'ouvrage fini les seigneurs ne seront plus tenus de sauvegarder les habitants des tailles et quistes royales.

» Item les seigneurs... promettent et conviennent de faire transporter toutes choses et n'importe quel charroi de chaux, de sable et de pierres, nécessaires pour construire les remparts à leurs propres frais et dépens, les habitants étant tenus de faire et construire les fours à chaux nécessaires audit ouvrage, à leurs frais et dépens propres.

» Item il fut débattu, que ces concessions n'apporteraient aucun préjudice au droit seigneurial et domanial des seigneurs et leurs héritiers, notamment au droit de treizain sur les blés et grains et du 18e des raisins à porter à la cuve ou pour manger, au temps des vendanges, tous droits dus par les habitants à l'exception de nobles François et Pierre de Albanhan, de Georges fils du même noble François et de leurs héritiers en ligne mâle parce qu'ils furent exempts de la dite taille.

» Comme contre partie il fut stipulé que ces conventions ne pourraient «engendrer aucun préjudice aux droits, mœurs, usages, coutumes, privilèges, libertés, franchises et prérogatives du lieu et des habitants susdits.

» Enfin par un dernier article il fut entendu que les seigneurs pourraient là où il leur plairait le mieux dans le terrain dudit lieu, |e réserver et faire un défens pour tenir et conserver des lapins, ainsi et de telle manière que nul n'ose faire la châsse dans ce défens, de jour ou de nuit, sans la permission expresse des seigneurs susdits sous les peines à ordonner et fixer par les dits seigneurs ou leurs officiers ».

(SUIVENT LES FORMULES.)

Nous ne sommés pas fixé sur l'époque à laquelle la construction du village et des remparts fut terminée ; il est probable que le terme de 20 ans prévu dans la convention de 1443 fut dépassé, puisque en 1452 le roi René accorda aux habitants l'exemption de toutes taxes pendant 20 ans pour leur permettre de subvenir aux lourdes dépenses du transfert(3).
Trois siècles plus tard, à une date sur laquelle les historiens ne sont pas précis (sans doute entre 1740 et 1751) le village de Roquefort, dans les Bouches-du-Rhône, fut transféré intégralement d'une position voisine, sur l'emplacement qu'il occupe aujourd'hui. C'était pour ce village le deuxième changement, le premier ayant eu lieu plusieurs siècles auparavant.
Villeneuve n'est donc pas un exemple unique; en Provence, de ville transférée.

Léon de LOTH
Annales des Basses-Alpes 1928


(1) Raybaud Vézian était déjà notaire en 1412 et dut mourir celte même année 1443, car la copie de l'acte dont nous nous occupons fut faite par Gouet Raynaud qui se dit successeur de Raybaud Vezian défunt. — Les minutes de ces notaires sont, détenues par Me Tournatoire et son successeur Me Meyer, actuellement en fonction à Manosque. Gonet Raynaud figure sur les listes des notaires en 1443.
Une copie de cette transaction a été trouvée dans la maison où se trouve l'étude notariale de Volx ; nous en devons la communication à l'amabilité de Me Henri Boyer, notaire à Volx.
Une expédition contemporaine existait autrefois dans les archives de Villeneuve ; elle est tout au moins signalée en termes vagues et imprécis par l'abbé Féraud.

(2) Angélique de Brancas, fille de Buffile de Brancas et de Marcelle de Amorosis était veuve de Raymond de Sabran Forcalquier, fils de Louis de Forcalquier et d'Alayette de Villeneuve. De cette union Angélique de Brancas eut 4 enfants : Jacques, qui figure dans la transaction et qui mourut sans enfants en 1480 ; Gaucher, évêque de Gap et deux filles alliées aux maisons de Castellane-Salernes et de Montmeyan. Gaucher hérita de la seigneurie de la Roque de Volx après son frère Jacques et cette seigneurie passa après Gaucher à
Barthélémy de Brancas. Les Brancas restèrent seigneurs de Villeneuve jusqu'à la Révolution.

(3) Archives des Bouches-du-Rhône, B 1389, folio 160.